L’impact du digital sur nos vies

Lundi matin, neuf heures : vous voilà de nouveau en train d’essayer de décortiquer vainement cet article sur les enjeux du digital en entreprise et, à l’instar de ce début de semaine paraissant infranchissable, les mots s’affichant sur votre écran s’apparentent selon vous à un dialecte islandais. 

Mais plutôt que d’accumuler des dizaines de contenus dont le seul dessein semble être de vouloir remettre la novlangue orwellienne au goût du jour, avez-vous déjà pensé à appréhender l’univers digital de façon sensiblement différente ? Car non, il ne se résume pas un imbroglio de mots technocratiques que seuls les grands sages sont en mesure de comprendre. Le digital est en réalité à la portée de tous et nous impacte bien plus qu’on ne le croit. Cela ne fait toujours pas sens ? Ces quelques explications devraient éclairer votre lanterne.

Pourquoi accueillir le digital dans notre quotidien ?

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Contrairement aux idées reçues, le digital n’est pas uniquement réservé aux millenials qui donnent parfois l’impression d’être nés avec un smartphone dans une main, et la tablette dans l’autre. En réalité, la révolution numérique impacte toutes les générations confondues. Elle englobe désormais la quasi-totalité de nos modes de consommation, et plus généralement de notre mode de vie.

Alors que quelques privilégiés disposaient du minitel dans les années 80, près de 83% de foyers français sont aujourd’hui équipés d’un ordinateur ! La cause de cette avancée fulgurante ? Grâce aux évolutions technologiques et leur démocratisation, nos équipements ont vu leur prix baisser drastiquement, rendant les pratiques numériques accessibles au grand public. Cette même logique s’applique aux réseaux sociaux, qui forment désormais un pilier de communication pour bon nombre d’entreprises et, cela va sans dire, auprès des particuliers.

Autrement dit, que votre interlocuteur soit issu du milieu professionnel ou privé, celui-ci assumera le plus souvent que vous maîtrisez la sphère numérique. Dompter le digital serait donc (presque) une affaire de survie.

Le digital dans la sphère professionnelle

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Qu’on se le dise : numérique et emploi sont intimement liés. Et non, n’allez pas vous imaginer que nous parlons de ces jeunes start-up fraîchement débarquées regorgeant d’idées 2.0. Tous les secteurs et publics sont désormais concernés par la transformation digitale (tourisme, agriculture, développement durable…), et plus seulement la jeune génération. Il en résulte une mutation des métiers eux-mêmes, obligés de suivre l’évolution de leur environnement. Voire l’apparition d’emplois uniquement centrés sur le digital (instagrameurs.euses, pour ne pas les citer).

Minute papillon, on vous voit déjà déclarer panique à bord. Passer au digital ne signifie pas substituer la machine à l’humain et plonger dans un univers intégralement robotisé : on laisse la science-fiction s’en charger. Il s’agit plutôt d’automatiser certaines tâches afin de gagner en efficacité et pouvoir éventuellement se consacrer à des activités plus complexes. A commencer par la possibilité de déléguer la recherche d’informations à un outil bienfaiteur, j’ai nommé le moteur de recherche.

Rappelez-vous comme il était fastidieux d’effectuer ses recherches en bibliothèque ou d’écumer ses dossiers papier ! A présent, la quête d’information est devenue un jeu d’enfant et elle nous abreuve de savoir à vitesse grand V.

En parallèle, l’accès à l’information nous permet de réduire notre temps de travail et de reposer quelque peu nos neurones. Certes nous direz-vous, de plus en plus de recruteurs demandent la maîtrise de logiciels et autres outils sophistiqués dont seul le nom vous donne la chair de poule. Mais plutôt que de diaboliser ces nouveaux concepts, si vous appreniez à les intégrer ? Car la démocratisation de l’info s’accompagne de nombreux tutoriels et formations en ligne extrêmement diversifiés et adaptés à tous les niveaux, du néophyte à l’aguerri.

Ainsi, prenez le temps de dépasser ce cliché de « bête noire » lié à la digitalisation. Vous vous apercevrez rapidement que ce phénomène est porteur de nombreux bénéfices, notamment dans votre vie personnelle.

Comment le numérique révolutionne notre mode de vie

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Xavier Dalloz, consultant en nouvelles technologies nous propose un acronyme pour décrire ce nouveau mode de vie incombant à une majorité d’individus dans les pays occidentalisés : l’ATAWAD. Ce terme désigne l’expression « anytime, anywhere, any device », soit n’importe quand, n’importe où et avec n’importe quel outil. Cela signifie que nous pouvons avoir accès à quasiment tout, tout le temps, quel que soit l’endroit où nous nous trouvons et le support que nous utilisons. Les exemples sont multiples : utilisation d’un GPS pour nous repérer, accès immédiat à la lecture grâce aux e-books, livraison à domicile en tout genre avec certains géants du service comme Amazon… Tout ceci est devenue monnaie courante avec l’arrivée du smartphone, cet équipement nous permettant d’avoir accès à mille et un services en un mouvement de phalange.

L’apparition de ces nouvelles technologies nous apporte par ailleurs certains automatismes dont nous n’avons pas forcément conscience, tant ils sont profondément implantés dans notre quotidien. Que celui qui n’a pas consulté son téléphone pour trouver une localisation ou un horaire de cinéma nous jette la première pierre ! Admettons-le, cela simplifie bien des choses…

Par conséquent, peut-être êtes-vous déjà solidement ancré dans la sphère digitale sans vous en apercevoir ? Mais au risque de passer pour des oiseaux de mauvaise augure, il nous faut à présent mettre un bémol : l’utilisation du digital à outrance peut finir par nous consumer.

Trouver le juste dosage

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Comme toute bonne chose, il faut savoir en user avec modération. Surconsommer les outils digitaux, c’est aussi réduire sa capacité à réfléchir et trouver des solutions par soi-même, de façon spontanée. L’expression parle d’elle-même : trop d’information tue l’information.

Notre cerveau est en effet constamment sollicité avec l’apparition du numérique : accès régulier à nos mails, fil d’actualité, activité sur les réseaux sociaux… Cette surcharge cognitive peut, à terme, perturber notre concentration et notre habilité à nous déconnecter. Le chercheur Maxime Derian parle même de « prothèse cognitive » , soit la prolifération d’outils numériques pouvant créer un phénomène d’addiction chez l’être humain. « Jamais sans mon smartphone » semble aller de soi pour certains. Revers de la médaille : votre entourage professionnel et/ou personnel risque d’en déduire que vous serez sans cesse connecté, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit. Pour éviter cette fâcheuse habitude, commencez par éteindre votre téléphone à l’heure du coucher, afin de marquer la limite entre connexion et surconnexion.

Car même si l’intégration du numérique dans notre quotidien est plus que nécessaire, l’intégrer à l’extrême reviendrait à laisser de côté certaines activités vitales pour notre bien-être tels que le sport, les voyages, la musique… Bref, tout autre élément relevant de la spontanéité plutôt que de la connectivité. En somme, il nous faut trouver le juste milieu entre réel et virtuel, afin de considérer le digital comme un levier et non comme une nécessité.

 

Et si au contraire certaines facettes du numérique vous effraient par leur complexité, adoptez la philosophie du pas à pas. Commencez par vous renseigner sur le réseau social le mieux adapté à votre profil (plutôt professionnel en utilisant Linkedin, politique et actualités via Twitter, partage de photos avec Instagram, etc.) et, de manière générale, vous poser les bonnes questions. Comment intégrer le digital de façon saine et efficace dans mon quotidien ? De quels outils aurais-je besoin pour mieux m’adapter à mon environnement ?

Surtout, n’ayez pas peur d’utiliser le mot interdit : « je ne sais pas ». Plutôt que de dissimuler à votre employeur votre méconnaissance du digital, montrez-lui que vous êtes en mesure d’apprendre, du moment que l’on vous fournit les bons supports. Cette logique s’applique tout autant auprès de vos proches, à qui vous pouvez demander de vous initier à leurs bonnes pratiques, plutôt que de tenter d’apprendre des concepts faramineux dans votre coin. Ne dit-on pas que l’union fait la force ?

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