Découvrir la Meuse et son riche patrimoine : 3 points d’intérêts immanquables

La Meuse abrite en son sein de nombreuses richesses. Il s’agit là aussi bien de trésors historiques au cœur d’un département marqué par le passé que de joyaux naturels dont elle regorge.

En admirant l’architecture meusienne et ses vestiges, on y voit un paysage sensiblement affecté par une histoire encore ancrée dans nos mémoires, mais aussi le remarquable renouveau dont a su se parer la Lorraine. La nature a repris ses droits là où les obus l’avaient autrefois marqué et les champs de bataille sont aujourd’hui un incroyable bastion pour le tourisme de mémoire, entre les forts de Vaux et de Douaumont. Les férus de randonnée ne seront pas en reste en visitant la Meuse car elle renferme une myriade de vallées verdoyantes, rivières et forêts entourant ses villes et villages de caractère. Saint Mihiel, Hattonchâtel ou Beaulieu-en-Argonne sont autant de destinations qui participent à la gloire de ce département prisé du tourisme. Généreuse, la gastronomie lorraine offre également à ses visiteurs l’occasion de découvrir des saveurs inédites, en dégustant un délicieux vin des côtes de Meuse et, pourquoi pas, en l’accompagnant d’une gourmande confiture de groseilles de Bar-le-Duc, dont seul les barisiens ont le secret.

Parmi les nombreuses possibilités de visites qu’offre la Meuse, voici trois sites d’intérêts incontournables.

Butte-MontsecLe Mémorial américain de la butte de Montsec : hommage aux alliés de la Grande Guerre

Abrité en plein cœur du Parc Naturel Régional de Lorraine, le Mémorial américain de la butte de Montsec offre un important hommage aux troupes américaines, engagées auprès de la France durant la Première Guerre Mondiale dans le secteur de Saint-Mihiel. Ce dernier fut assiégé par l’armée allemande jusqu’en 1918, rendant ainsi le ravitaillement français plus difficile car il coupait la voie entre Verdun et Nancy. Grâce aux unités américaines durant la bataille de Saint-Mihiel en 1918, l’armée française put reprendre le saillant et renforcer sa position. Quelques années plus tard, en 1932, il fut décidé d’ériger un monument en l’honneur de la bravoure des alliés. L’édifice émerge aujourd’hui au beau milieu d’une colline isolée de 375 mètres, dressant fièrement ses colonnes immaculées commémorant l’engagement de plusieurs divisions américaines. Au centre, une table d’orientation en bronze nous indique l’emplacement des villages et des combats qui sévirent dans le secteur. On profite de cette visite pour admirer le sublime panorama s’offrant à nous : au loin, on aperçoit l’éclat scintillant du lac de Madine niché entre les arbres, ainsi que les Côtes de Meuse. Un point de vue immanquable.

Parc Naturel Régional de Lorraine : bienvenue en terre PNR-Lorrained’évasion

Répartis sur trois départements lorrains (Moselle, Meurthe-et-Moselle et Meuse), le Parc Naturel Régional de Lorraine étend ses terres sur environ 2100 hectares. Partagé entre les teintes cristallines de ses eaux, le camaïeu de verts de ses vastes espaces boisés, agrémentés de coloris ocre et orangés apparaissant au gré des saisons, le parc dresse le portrait d’une nature saisissante. Il présente la particularité d’être séparé par deux espaces distincts entre les zones ouest et est de la Moselle. La partie orientale compte un grand nombre d’étangs ainsi qu’un lac portant le nom de Madine. Ce dernier attire chaque année les amateurs de loisirs nautiques mais aussi les visiteurs en quête d’une halte reposante, cernés par la végétation environnante. De nombreuses balades ont par ailleurs été aménagées autour du lac, permettant de s’adonner au tourisme de nature à pied ou à vélo. En outre, ces magnifiques points d’eau sont le théâtre d’un superbe phénomène naturel, accueillant une myriade d’oiseaux migrateurs. Les ornithologues aguerris ou néophytes pourront ainsi profiter de ces terrains d’observation.

Pour les férus de marche, le choix est vaste parmi les 1500 kms de sentiers abrités au sein du PNR de Lorraine. Durant leurs balades, petites et grands auront l’occasion de découvrir plus en détail les spécificités de la faune et la flore lorraine, grâce à des panneaux pédagogiques et éducatifs.

Au-delà de ses grandes richesse naturelles, le parc renferme également un important lieu de mémoire : la butte de Montsec et son mémorial américain. Ce dernier repose au sommet d’une butte ayant échappé à l’érosion et impose fièrement ses 16 colonnes commémorant l’engagement des divisions américaines contre les troupes allemandes, aidant ainsi la France à reprendre certaines positions perdues en 1914. Outre son caractère chargé d’histoire, ce monument permet d’admirer le panorama exceptionnel auquel il fait face, au beau milieu de la végétation.

Un autre point de vue nous permet d’apprécier la sérénité du Parc Naturel Régional de Lorraine : celui du promontoire du château d’Hattonchâtel, dominant la magnifique plaine de Woëvre. On s’y rend également pour la symbolique de ce lieu marqué par les combats, ayant subi les affres de plusieurs guerres pour finir brillamment restauré par une passionnée d’architecture.

Fleury-devant-Douaumont : histoire d’un village décimé

Situé à quelques encâblures de Verdun, le village disparu de Fleury-devant-Douaumont était un lieu fortement ciblé par les conflits. Après la perte de l’Alsace-Lorraine, des forts sont construits tout autour du village par l’armée (notamment ceux de Douaumont, Souville et de Vaux), et Fleury se retrouve au cœur des champs de bataille franco-allemands, à tel point que ses habitants furent obligés d’évacuer. En juin 1916, plusieurs régiments allemands prennent d’assaut les positions adverses, choisissant Fleury comme bastion de combat. Le village devint le théâtre d’attaques incessantes et se retrouve réduit en cendres. Seuls des panneaux indiquant l’emplacement des rues, des fermes, de l’école et autres lieux phares nous permettent de nous imaginer le quotidien des habitants aujourd’hui, au sein de ce vaste espace forestier. On peut également visiter une chapelle commémorative érigée en 1934 à l’emplacement de l’ancienne église. Sur l’une de ses plaques, on peut lire gravé dans la pierre l’hommage rendu au 39e R.I. sacrifié le 23 juin 1916 pour la défense de Fleury-devant-Douaumont. En examinant de plus près ses vitraux flamboyants baignant la chapelle d’une intense lumière, on remarque qu’ils reproduisent des scènes de la vie paysanne ainsi que des scènes militaires, faisant ainsi honneur à l’histoire tragique de Fleury-devant-Douaumont.

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